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Débuter en photo animalière : quel matériel ? (1)

Date : 14/09/2010

Particulièrement depuis l’avènement des appareils numériques, de plus en plus de monde, notamment des gardes et des chasseurs, est attiré par la photo animalière. S’agissant souvent de photographes débutants, une question se pose : « De quel matériel ai-je besoin ? ». Y répondre n’est pas une moindre affaire, car il y a trop de paramètres imprécis que pour pouvoir donner une réponse précise… Néanmoins, nous allons tenter de vous aider à débroussailler quelque peu le terrain.

Franck RENARD, photographe animalier de renom et d’expérience, doublé d’un grand voyageur (voir http://www.franckrenard.com) a fort aimablement accepté de nous livrer cet article simplifiant les bases qui devraient permettre aux amateurs de prises de vues de mieux comprendre les capacités techniques du matériel courant.

Les bases simplifiées

La focale d'un objectif

La "puissance" d'un téléobjectif s'exprime en mm.

Il s'agit pour être exact de la longueur focale.

On considère, en tout cas au format original 24x36 correspondant à nos bons vieux négatifs ou diapositives de "l'ancien temps", qu'un objectif de 50 mm de focale équivaut à ce qui se rapproche le plus du regard humain.

En-dessous de cette focale, on parlera d'objectif grand angle, au-delà, d'un téléobjectif.

Parmi les objectifs les plus courants et abordables, on trouve notamment des zooms dont les focales varient entre 70 et 300 mm. 300 mm étant également courant en focale fixe, sous la forme d'un téléobjectif restant à la fois compact et d'un prix raisonnable.

Avec les appareils numériques à petits capteurs, tels que ceux couramment développés par les grandes marques, un téléobjectif de 300 mm de focale donne un "grossissement" d'environ 9x. Cette notion un peu raccourcie, permet toutefois d'obtenir aisément un élément de comparaison avec une paire de jumelles d'un grossissement équivalent.

Sa luminosité

Après le "grossissement", ce qui intéresse souvent l'amateur de prises de vues dans la nature, concerne la luminosité de l'objectif. « Pourrais-je faire des photos tard le soir avec mon appareil ? » est une question récurrente. Pour appréhender cet aspect, il faut savoir que la luminosité d'un objectif dépend d'un élément technique qui est son ouverture maximum du diaphragme. Le diaphragme est une pièce mécanique à géométrie variable, située au cœur de l'objectif et destinée à laisser passer plus ou moins de lumière selon les circonstances.

Sa dimension maximum s'exprimant en un chiffre, sachant que plus ce chiffre est petit, plus l'ouverture maximale est grande et inversement. En clair, si nous reprenons notre objectif courant, le zoom 70-300 mm, celui-ci aura généralement une ouverture de F 5.6. Notre téléobjectif de focale fixe de 300 mm aura quant à lui une ouverture de F 4.

Un autre 300 mm de haut de gamme, 4x plus lourd et 6x plus cher, pourra avoir une ouverture de F 2.8 et sera également 4x plus lumineux que notre zoom ! Typiquement le genre de tromblon présent au bord des terrains de foot ou des courts de tennis.

Focale et luminosité concernent les objectifs et ces éléments détermineront en partie la possibilité de travailler dans des conditions de lumière difficile.

La sensibilité

Revenons maintenant à l'appareil photo.

C'est le capteur de celui-ci qui enregistrera l'image avec plus ou moins de détails et de qualité, selon les circonstances, l'objectif et le savoir faire du photographe.

L'un des éléments clés pour pouvoir opérer par faible luminosité est la sensibilité du capteur à la lumière. Au-delà des capacités purement techniques mises en œuvre par le fabricant et dépendantes de la gamme de matériel utilisé, un élément reste à choisir par l'utilisateur : le réglage de la sensibilité. Celle-ci va s'exprimer en une mesure standardisée appelée ISO.

Les hauts ISO, à choisir dans le menu informatique de l'appareil, vont permettre d'opérer par faible éclairement et ainsi d'optimiser ses chances de réussir ces images. Toutefois, cette montée en ISO ne vas pas être sans poser certains problèmes. On considère que 100 ou 200 ISO constituent une sensibilité conventionnelle, pour des prises de vues en bonnes conditions de lumière.  A partir de 400 ISO, on envisage déjà un éclairement plus faible. 800 ou 1000 ISO devraient permettre de travailler en sous bois ou à des heures plus extrêmes.

Au-delà, même si l'appareil permet d'afficher des valeurs encore plus élevées, on assistera toutefois à une dégradation de la qualité de l'image, suite à l'apparition d'artéfacts numériques liés aux limites technologiques des capteurs.

En résumé

Focale, ouverture maximale de l'objectif et sensibilité du capteur, sont des éléments clés, des bases à comprendre au minimum pour aller de l'avant.

La maitrise et la bonne compréhension de ces éléments techniques, pour rébarbative qu'elle soit, est un préalable indispensable pour la réussite des ses images,

La technologie moderne à évolué de façon extraordinaire ces dernières années, en offrant du matériel toujours plus performant à des prix raisonnables, sans être dérisoires pour autant. Ces évolutions techniques permettent d'envisager des prises de vues dans des situations quasi impensables il y a seulement 5 ou 6 ans.

Mais il n'y a pas de miracle à attendre, il ne faut pas se leurrer. Et c'est malheureusement la désillusion lorsque que l'on espère trop de son matériel. La qualité de la lumière est un élément capital dans la qualité de l'image finale. Le meilleur matériel ne peut pas inventer une lumière qui n'existe pas. Les risques de flous de mouvement ou de mise au point, ainsi qu'un triste rendu seront bien au rendez-vous si le minimum requis n'est pas présent sur le terrain.

A cela s'ajoute bien sûr l'expérience de l'opérateur, sa maitrise du matériel, la connaissance du sujet et du terrain.  Bien maitriser son matériel nécessite de l'utiliser régulièrement et de comprendre au mieux son fonctionnement pour en tirer le meilleur parti.   Bon amusement et bonne chance à tous !

Franck RENARD

Le Solitaire Ardennais


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