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Observations et reproduction 2018.

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Re: Observations et reproduction 2018.

Messagede steph » 26 Juil 2018, 15:20

Bonjour@tous,

@Maestro:
Merci pour les réponses. Nous faisons pareil que vous, j'ai des bidons d'eau de 20 l où il n'y a pas de ruisseau. On verra les résultats fin octobre.
Un copain a vu 2 poules avec une dizaine de jeunes chacune, sur un territoire près de chez nous où rien est fait pour le petit. :?: :idea: Chez nous, nous ne voyons rien...

Stéphane
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Re: Observations et reproduction 2018.

Messagede marcvp » 26 Juil 2018, 15:51

Dans mon bon vieux temps, j'étais soigneur de chasse au petit, beaucoup de faisans, ramiers et lièvres.
Pour les faisans, j'ajoutais les petits graines vertes qu'on utilise pour la pêche : https://storesquare.be/winkel/tuin-dier ... issers-5kg , surtout au printemps ça augmentait le moral !!!! des faisans.
A certains endroits secs, je versais un sac de sable de Rhin, mélangé avec des huitres moulues (qu'on peut acheter en commerce ) et parfumé à l'anis, c'est pour la digestion et le moral des faisans !!!!
Si vous avez encore des lapins sauvages, il faut planter des genêts ...

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Re: Observations et reproduction 2018.

Messagede Caramba » 26 Juil 2018, 16:52

Did'jou ! Barbu, tu m'as bouffé ma réponse de huit pages ! je dois tout refaire ! :D :D :lol:
Tout ça pour tes petites graines vertes = le chanvre, grrrrrr :) :)

Bon, on s'y remet :
poule noire, coq noir, poussins noirs = Phasianus colchicus colchicus (= Phcc) de pure race sous sa forme mélanique. Le mélanisme est un caractère récessif : les sujets phénotypiquement noirs ne peuvent être que des Pcc purs.

En quoi cela est-il intéressant ?
Il faut savoir que Phcc est la sous-espèce (=ssp) de faisan sauvage que nos prédécesseurs ont chassée en bons pères de famille en effectuant des prélèvements raisonnés et en soignant comme ils pouvaient, à une époque où les moissonneuses ne triaient pas encore elles-mêmes.
C'est la plus résistante des 3 ssp de faisans de Colchide que l'on rencontre sur le terrain, c'est aussi celle qui accepte le mieux de vivre au bois, le faisan de Chine (Phc torquatus : plages bleu ciel au croupion et couvertures des ailes, casque bronze, collier) lui ressemble sur ce point de vue ; par contre, Phc mongolicus le faisan de Mongolie (sur Google, la plupart des photos montrent des faisans de Mongolie : collier blanc, plage très claire dans l'aile, croupion bronze doré) qui est la moins résistante dehors, est une ssp de steppe, de plaine qu'on ne peut garder au bois qu'artificellement mais qui est aussi la ssp la plus productive pour les éleveurs commerciaux. Parmi ceux-ci, il y en a qui ont compris et ils ont mélangé les 3 ssp pour fabriquer des sujets résistants, commercialement intéressants, et pouvant faire espérer une reproduction naturelle ultérieure.

La suite un autre jour, si intérêt ...
Sanglièrement vôtre,
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Re: Observations et reproduction 2018.

Messagede Pierre BOURGUIGNON » 27 Juil 2018, 08:01

Salut Caramba,
Content de retomber parfois, grâce à toi, dans des discussions sur le thème de la connaissance des espèces !
Une question : le mélanisme n'atteint-il que la sous-espèce PhCC ou (je suppose) également les sous-espèces Phct et Phcm ?
Merci

Pierre
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Re: Observations et reproduction 2018.

Messagede Caramba » 27 Juil 2018, 15:42

Selon mes modestes connaissances, il n'y a que Phcc qui puisse être atteint de mélanisme parmi les ssp de Faisans de Colchide.
C'est pour cette raison qu'avoir dans son territoire des Phcc mélaniques est un gage d'existence de sujets purs de Phcc.
Sanglièrement vôtre,
Caramba
 
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Re: Observations et reproduction 2018.

Messagede maestro » 28 Juil 2018, 19:33

@Caramba ☺
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Re: Observations et reproduction 2018.

Messagede Caramba » 30 Juil 2018, 12:30

On s’y remet :
Pour compléter ce qui précède, on pourrait dire que ce l’on enseigne sur le biotope de prédilection du faisan de Colchide : zones rivulaires buissonneuses avec champs et zones ouvertes en alternance, grosses haies, s’applique particulièrement à Ph cc et finalement pas mal non plus à Ph ct, le faisan de Chine, c’est pour cette raison également qu’on les rencontre au bois si tant est qu’une végétation herbacée et arbustive soit présente.

Par contre, le faisan de Colchide ssp mongolicus (Phcm) a plutôt tendance à fuir le couvert arbustif : c’est une ssp de steppe, de plaine (au sens Loi sur la chasse). L’on a constaté à répétition que des Phcm remis 1) en été ; 2) au bois ; 3) après acclimatation de 4-6 semaines ; 4) en volière fermée puis ouverte se retrouvaient par cohortes de jusque 50 individus sur les chemins forestiers, tous marchant vers un but certain : un endroit libre d’arbres c'est-à-dire la plaine. À quel moment cela se passe t’il ? Entre mi-septembre et mi-octobre, lors de la dispersion des faisans qui quittent alors le territoire familial.

À ce sujet, il me revient une anecdote : un chasseur est adjudicataire dans les années ’70 dans un bois domanial ; l’adjudication a été faite pour une somme effarante, tellement énorme que le Président de l’adjudication rappelle que l’on ne vend pas la forêt. L’adjudicataire : un investisseur bruxellois désireux d’organiser des chasses à la journée avec tirs abondants de ‘’faisans’’. À l’époque, le faisan s’ouvrait le 15 octobre ; il lâche plus de mille faisans tous les quinze jours dans ce bois de +/-85ha isolé dans les plaines au sud de Binche.
TOUS les faisans lâchés ont disparu en quelques jours après mise en liberté et l’histoire s’est répétée chaque fois avec le même résultat : c’était l’époque des lâchers de faisans et ce qu’on trouvait chez les éleveurs de masse, c’était tout bonnement de la chair à canon (on a même trouvé ailleurs des canons à faisans) de Phcm ; l’adjudicataire a d’abord cru à une vaste entreprise de braconnage dont le forestier était à l’origine, il a porté plainte, a envoyé son avocat, du Barreau de BXL, je le sais parce que l’entrevue s’est passée dans un café, devant mes yeux et mes oreilles. Ça a été évidemment classé sans suite et le ‘’chasseur’’, qui n’avait toujours rien compris, s’est mis à lâcher directement les jours de tir, devant les clients. Après ça, on s’étonne encore du ressentiment des ‘’ornithologues auto-nommés’’ qui vouaient la chasse aux gémonies et de la réaction des gens en général, c’était tellement puissant à l’époque que j’ai bien cru que la chasse amateur allait disparaître pour faire place à une chasse de professionnels salariés pour régler les problèmes qui ne manqueraient pas de naître.

Quand on a affaire à une population de faisans issus de reproduction naturelle et de ssp mélangées, vivant côte à côte, l’observation montre que ceux qui restent au bois en automne sont des Phcc fortement phénotypés : couleur brun sombre, pas de plages claires dans le plumage, pas de collier, pas de casque : les autres phénotypes ont déserté la forêt et ses grands arbres pour aller en plaine et y rester définitivement. En ce qui concerne la distance de dispersion que de tels oiseaux sont capables de parcourir exclusivement comme fantassins, on observe que 3-4 km à vol d’oiseau constituent une règle et que 5-6km ne sont pas rares.

La question de la présence d’eau : selon la plupart des auteurs, elle est indispensable dans le biotope du faisan de Colchide ; je serais plutôt porté à penser qu’il n’est pas primordial d’avoir de l’eau pour qu’une population de faisans se développe harmonieusement, en fait, ils boivent peu et se contentent de la rosée.
Ces auteurs se trompent-ils ? Pas vraiment : en fait, les biotopes humides ont cette particularité d’abriter une faune et une flore abondantes en espèces dont le faisan se nourrit : insectes, mollusques et autres invertébrés pas seulement dans son jeune âge mais tout au long de sa vie. Ce sont des endroits exempts de pesticides, herbicides et engrais. Au bois, ce sont les ronciers principalement qui remplissent ce rôle.

Gérer une population de faisans : connaître leur biologie et s’abstenir d’idées sexistes, machistes : ça aide !

Tout le monde sait et est profondément certain que ce sont les coqs qui font la loi, qu’ils sont tout juste là pour cocher les poules et puis basta, que les poules s’occupent seules de la marmaille et que tout va bien comme ça, c'est-à-dire quand on a peu de coqs et beaucoup de poules, que voir des poules en mai-juin avec un coq sont des poules stériles ou trop vieilles ou encore que la saison s’annonce pas bonne.

Autant de poncifs qu’il est urgent de démonter.
Les coqs : la base d’une population en expansion territoriale ! à la fin de l’hiver, les coqs s’approprient un territoire qu’ils défendent bec et ongles et pendant ce temps-là, les poules se baladent de coq en coq et donc de territoire en territoire.
• Que cherchent-elles ? un partenaire de reproduction de la même ssp qu’elles-mêmes ET un territoire de reproduction qui allie la présence de nourriture en permanence (on peut observer que les coqs qui s’approprient les agrainoirs constamment garnis ont le plus souvent plus de poules avec eux que les autres) et la présence d’abris abondants pour garantir la sécurité de la reproduction et son succès.

Beaucoup de coqs = beaucoup de territoires

Les poules se choisissent un coq ; plusieurs études ont montré qu’elles préfèrent les coqs avec une longue queue et de longs ergots : ce sont les coqs les plus âgés qui sont les plus appréciés.

• Parce que ce sont ceux-là qui défendent le territoire avec le plus de succès. Défendre le territoire ? Contre qui ? Contre les autres coqs territoriaux ? que nenni ! ils sont trop occupés à défendre leur propre territoire ! Pendant la période de reproduction, ponte, couvaison, éducation des jeunes, les coqs parcourent sans cesse leur territoire, ils patrouillent à la recherche d’ennemis de tout poil et de toute plume et vont au combat mano a mano : il est évident que parfois, c’est du suicide pur et simple selon le prédateur et sa détermination mais pas toujours : les vieux coqs (3ans et plus !) sont là pour le démontrer.

• Bon, le prédateur a eu raison et a bouffé le valeureux coq. Que se passe-t-il ? Le territoire est orphelin de son protecteur et est donc éminemment exposé à la prédation. Appel à la réserve ! les réservistes : des coqs, souvent jeunes, qui n’ont pas pu s’octroyer de territoire donc pas de poules et qui vivent en satellites entre les territoires établis ou à des endroits non propices à la reproduction. Ce comportement a été étudié surtout sur la perdrix grise mais l’observation de terrain permet de s’en rendre compte chez le faisan aussi. Les coqs sont des facteurs déterminants dans le succès de la reproduction et contrairement à ce que mon père, comme d’autres, disait : il n’y en a pas toujours de trop !
Tirer les coqs en janvier = hypothéquer sa reproduction ;
tirer les coqs qui font la rebrousse = même chose, soit on chasse devant soi ET sans postés, soit on chasse en battue avec des traqueurs non armés.

• Alors ? lors des comptages après chasse, plus le sex ratio est favorable aux coqs, plus on a de chances d’assurer une reproduction abondante et forte. En situation de reconstruction de population, un coq pour 1-3 poules est plus avantageux que un coq pour 4-6 poules même si, en fin de compte, on observe que 4-6 poules constituent un harem habituel pour la plupart des coqs. Il y a les autres…

• En résumé : ce sont les poules qui pondent les œufs : pas de discussion à ce sujet mais ce sont les coqs qui font les jeunes, et pas qu’en cochant les poules, en tout cas pas en reproduction naturelle sur le terrain.

• L’année est catastrophique ! On voit plein de poules avec leur coq alors qu’on est en mai-juin ! Elles n’ont pas de jeunes ! Ce sont des poules issues d’élevage où elles sont traitées pour ne pas reproduire ! Tout fout le camp ! Ah d’ mon temps !
a. à partir du moment où les poules sont avec le coq, les problèmes éventuellement dus au following ont été surmontés et la correspondance subspécifique est une chose qui a été assurée lors du choix du partenaire par les poules : elles se sont TOUTES accouplées et ont pondu des œufs
b. bon OK mais alors qu’est-ce qu’elles foutent avec le coq au lieu de conduire leurs poussins ? elles ont pondu des œufs mais ne les couvent pas : œufs …perdus alors ? non pas : une poule a assuré l’incubation des œufs de ses copines : une brave petite quoi, c’est comme cela qu’on peut observer des couvées très abondantes et des compagnies fatalement très riches en faisandeaux réussis : c’est ainsi qu’en 2011, j’ai pu observer en mai-juin une compagnie de 24* faisandeaux conduits par une seule courageuse alors que les 3 copines fainéantes restaient à minauder avec le coq. Le comportement parasitaire de ponte chez le faisan n’est rien d’autre qu’une règle que l’on rencontre chez les autres espèces de Phasianidés, entre autres chez les poules domestiques qui pondent à plusieurs dans un seul nid.

*la littérature ‘’habituelle’’ parle de pontes ‘’normales’’ de 10-12 œufs chez le faisan de Colchide : je serais plutôt enclin à considérer que 6-8 seraient plus proches de la réalité de terrain en tout cas en ce qui concerne la ssp Ph cc ; les couvées plus abondantes seraient plutôt à attribuer à Ph cm.

E si non e vero, e bene trovato, no ?
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Re: Observations et reproduction 2018.

Messagede steph » 30 Juil 2018, 16:35

Bonjour@tous,

@Caramba:
Merci pour cette démonstration. :wink:
Je suis tout à fait d'accord avec toi qu'un coq doit avoir maximum trois poules, voire deux. Tirer uniquement le coq ne sert à rien, comme tu le dis : "Ce sont les coqs qui font les jeunes"! Tous les territoires naturels qui ont procédé de la sorte sont devenus des déserts. Je pense que donner comme instruction de tir : un coq puis une poule est bien plus efficace, c'est une restriction plus intelligente. Quant à l'eau, je pense qu'avec des conditions climatiques telles que nous avons et que nous aurons à l'avenir, il faut abreuver.

A part ça, j'ai vu ce matin sur la route trois poussins de bécasse d'à peine une semaine, et ai fait lever deux adultes dont un croassait fortement.

Stéphane
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Re: Observations et reproduction 2018.

Messagede Le garde de Picardie » 30 Juil 2018, 18:09

Cher Caramba,
Je vous cite " ...Ce sont des poules issues d’élevage où elles sont traitées pour ne pas reproduire ! ..." Êtes-vous certain de cela ?
Comment font les éleveurs ? Je connais un chasseur qui fait ses 600 faisans lui-même à partir de poules achetées dans un élevage.
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Re: Observations et reproduction 2018.

Messagede Caramba » 06 Aoû 2018, 17:25

Bonjour cher GdP,
Remettons la phrase dans son contexte : c’est une phrase que l’on entend chez les lâcheurs catastrophistes, des gens qui n’arrivent pas à comprendre pourquoi ces dizaines de poules qu’ils s’obstinent à protéger semblent ne pas participer à la reproduction. Ils sont dans l’erreur évidemment, en tout cas cela ressemble très (très) fort à de la non-nuance.
1. Ils ne vont pas rechercher que les poules ne sont rien sans les coqs
2. Ils ne vont pas rechercher que les poules ne sont peut-être pas de la même ssp que les coqs (les poules choisissent ‘’leur’’ coq dans la même ssp qu’elles) ; moi, THE great pretender spécialiste (hum), je suis incapable de différencier une poule de Phcc d’une poule Phct ! les poules (et les coqs) sont bien plus au courant et ne se trompent pas, ni elles ni eux !
3. Ils ne vont pas rechercher que le phénomène du following peut affecter pas mal de sujets
4. Ils ne vont pas rechercher que les poules peuvent pondre dans un autre nid déjà existant et parasitent les pontes d’une autre poule ou même de plusieurs autres poules

Je suis allé un jour de mai près de Hanovre chercher des poules Phcc reprises dans la nature, qui étaient en pleine ponte (elles ont pondu dans les cageots de transport) ; dans la volière d’accueil, elles ont pondu chacune une dizaine d’œufs car elles étaient bien nourries (revoir l’observation des poules plus abondantes chez les coqs qui ‘’disposent’’ d’un agrainoir bien fourni).
Je ne suis pas persuadé que ‘’les poules issues d’élevage soient traitées pour ne pas reproduire’’ : je ne vois pas l’intérêt qu’un éleveur pourrait avoir à ce qu’une partie de ‘’ses’’ poules ne reproduisent pas efficacement.
Cette phrase est d’autant plus absurde quand on observe le sex ratio dans les couvées de faisans : sur dix pouillards, on trouve maximum 3 coqs ; on devrait se battre pour ne pas avoir trop de poules ! Vous ne trouvez pas ça … débile ?
Ce que je pense probable : certaines poules ne reproduisent pas EN MÊME TEMPS QUE LES AUTRES parce qu’elles ne sont pas en condition physique pour le faire en même temps que ces autres ; il est possible que cette condition physique propice soit atteinte plus tard dans la saison : voir les faisandeaux gros comme des perdreaux ou même comme des merles en début octobre. On constate ce phénomène chez d’autres espèces : cerf, chevreuil par exemple et pour ne citer que celles-là. Les JEUNES femelles qui survivent à un hiver même normal alors qu’elles sont nées très tard (trop tard) n’atteignent pas souvent la masse corporelle nécessaire pour entrer en œstrus ; c’est dû à leur propre date de naissance et à leur alimentation.
Maintenant, qu’est-ce qui marche ? En plus de ce qui a été écrit jusqu’à présent, c'est-à-dire 4-5ans d’abstention complète de chasser le faisan que l’on continue à soigner et à protéger, on peut citer un renforcement de population :
• Avec des poules reproductrices en fin de chapelet, en mai-juin : le temps qu’elles s’y retrouvent dans la nature, qu’elles effectuent la ponte, disons qu’elles commencent à couver vers le 10 juin, ça nous fait des éclosions fin juin, début juillet à un moment de l’année où on ne craint plus les gelées ni les coups de froid ou alors, c’est pas de bol, la végétation naturelle est à ce moment suffisamment développée pour abriter les compagnies, ce qui n'est pas vraiment le cas en avril-mai, surtout s'il fait frisquet.
• Avec des coqs reproducteurs en février-mars
• Évidemment, en s’abstenant de chasser par la suite jusqu’à obtenir un niveau de population susceptible de soutenir une pression raisonnable de chasse
MAIS IL N’Y A PAS DE SOLUTION MIRACLE !
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Re: Observations et reproduction 2018.

Messagede Le garde de Picardie » 13 Aoû 2018, 07:53

Dicton.
" Le 13 août attendez 48 heures et il y aura du perdreau partout, surtout où il n'y en a plus du tout. " :mrgreen:
J'entendais, encore l'année dernière, sur un territoire où on lâche 800 sujets : " Nous on fait attention, il y a quelques compagnies de sauvages, mais celles-là on les laisse tranquille ". Sans doute ont-elles un gyrophare à la queue... :?
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Re: Observations et reproduction 2018.

Messagede fil » 13 Aoû 2018, 10:22

Cher Garde,
Quand on connait son territoire, on sait où se trouvent les compagnies sauvages. Il suffit de ne pas les chasser à ces endroits.
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Re: Observations et reproduction 2018.

Messagede Le garde de Picardie » 13 Aoû 2018, 10:57

Cher fil,
N'allez pas croire que je sous-entends que vous tirez dans vos sauvages, mais comment faites-vous ?
Vous mettez du rubalise à "certains endroits" ?
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Re: Observations et reproduction 2018.

Messagede fil » 13 Aoû 2018, 14:10

Cher garde,

Dois-je en conclure que chez vous on passe sur tout le territoire et on laisse tout tirer? drôle de gestion.
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Re: Observations et reproduction 2018.

Messagede Le garde de Picardie » 13 Aoû 2018, 20:29

Cher fil,
Concluez-en ce que vous voulez, sur mon territoire on ne chasse pas/plus la perdrix et quand il y en a on les laisse.
Je viens de quitter un médecin qui fera l'ouverture chez lui le 01/09. Son garde lui dit qu'il y a qlq compagnies de sauvages et il en lâche 80. Sans rien lui demander il me dit "Malheureusement tu as toujours des sauvages qui se remettent avec les lâchées et en fin de journée il n'est pas marqué dessus d'où elles viennent".
Sur ce, j'abandonne la réflexion sur le sujet.
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